Le fonctionnement de la chaudière biomasse

La chaufferie bois des Péjoces, d’une capacité de 50 000 tonnes par an, intègre trois chaudières. D’une puissance de 10 mégawatts chacune, ces chaudières sont alimentées par du bois provenant principalement de forêts de l’Office National des Forêts (ONF) situées dans un rayon de 150 kilomètres (Morvan, Jura, Châtillonnais…).

À son arrivée sur le site, à bord de camions, la biomasse est déversée dans trois fosses de réception de 650 mètres cubes chacune. Grâce à des convoyeurs à chaînes, elle est acheminée dans la goulotte d’introduction de la chaudière. Le bois s’enflamme dans des chaudières équipées de trois éléments :

• l’élément du bas, appelé « foyer », permet l’introduction de la biomasse dans la chaudière, le séchage, la gazéification et la combustion (à 900 degrés)

• les « chambres de combustion » (à 1 100 degrés) permettent de réaliser la combustion la plus complète possible des gaz du foyer et de limiter ainsi les rejets atmosphériques

• enfin l’air chaud passe à travers un échangeur vertical et transfère ses calories à l’eau qui circulera dans le réseau de chaleur et alimentera les abonnés.

Les fumées issues de la combustion passent dans un dépoussiéreur multi-cyclone, premier niveau de filtration de l’installation, puis dans un filtre à manches qui enlèvera la plupart des particules encore présentes dans l’air. La chaudière ne représente donc aucun risque sanitaire pour les riverains. L’installation dispose également d’un système de récupération de chaleur permettant d’améliorer le rendement de la chaudière.

La combustion de la biomasse produit des cendres. Celles-ci sont collectées dans des bacs contenant de l’eau puis convoyées, sous forme de pâte, pour, à terme, être réutilisées en valorisation agricole.